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Romanité
 
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La restauration des oeuvres

L’entretien et la restauration des collections font partie intégrante des missions d’un musée. Le Musée archéologique, qui restaure les siennes depuis plus de 50 ans, a intensifié son action ces dernières années et prépare activement le musée de la Romanité.

Depuis 2012, le musée archéologique a fait expertiser l’intégralité de la collection, afin d’établir un état sanitaire complet. Ce diagnostic constitue une aide précieuse pour définir précisément les priorités en la matière.
Sont déjà terminées les 12 mosaïques qui seront présentées dans la Musée de la Romanité, le Neptune, ou les 100 sculptures romaines présentées en 2015 à la chapelle des Jésuites.

Une action déjà bien avancée
À 1 an du déménagement, les opérations sont bien engagées. Certaines pièces sont encore en restauration, comme le dolium, gigantesque vase autrefois exposé devant la Maison Carrée. La philosophie actuelle consiste à préserver au maximum l’authenticité des pièces, souvent fragmentées ou parcellaires, sans dissimuler les compléments modernes, ce qui laisserait croire que l’objet est parvenu intact jusqu’à nos jours. Dans ce sens, sont pratiquées un certain nombre de « dérestaurations ». Les collections seront fin prêtes pour le grand jour.

Restaurer : tout un art
Couteaux, lames, poteries, verrerie ou pierres : en fonction de leur nature, les objets ont leurs propres spécificités de restauration.

Le verre

Composé de silice et d’oxydes, fragile par nature, c’est l’un des matériaux les plus difficiles à restaurer.
Ce sont les variations d’humidité qui lui sont le plus nocives, les acides que l’eau contient peuvent créer des croûtes d’irrisation, des feuilletages et des microfissurations.
La lumière quant à elle peut avoir causé des solarisations violettes.

La céramique

Élément le plus souvent retrouvé lors de fouilles, sa présence facilite la datation des découvertes. À base d’argile cuite, elle est particulièrement sensible aux variations de température et d’humidité, qui activent les sels solubles, principaux responsables de son altération. Ces derniers sont éliminés à l’aide d’un traitement chimique.

La pierre

Bien plus résistante que les autres matériaux.
On évitera toutefois de l’exposer au gel. L’attention se portera sur la nature du calcaire qui compose l’objet, pouvant présenter des fragilités spécifiques.
Bien souvent, ce sont les ajouts pratiqués lors de restaurations antérieures qui s’altèrent (comme les colles d’assemblage).
La restauration de la pierre consiste essentiellement en un nettoyage non abrasif (micro-sablage) et le réassemblage de fragments.

Le métal

C’est le matériau le plus instable, car il se corrode pour retrouver spontanément une stabilité chimique. En outre, l’humidité favorise l’oxydation.
Processus irréversible, la corrosion déforme ou détruit, change la couleur en surface et attaque en profondeur.
Pour restaurer l’objet, on procède d’abord à sa radiographie, qui permet de discerner les zones atteintes des zones intactes. On cherche ensuite à stabiliser chimiquement le processus de corrosion.

 

 

 

Un exemple : le fronton du Propylée du sanctuaire de la Fontaine



Pièce emblématique de la collection, il sera placé au sein de l’atrium central du musée à l'été 2016, incorporé dans une paroi évoquant l’entrée du sanctuaire de la Fontaine. Sa restauration complète est en cours.

Porte d’entrée du sanctuaire
Trouvé lors des travaux de terrassement opérés au XVIIIe siècle par Mareschal sur le site des futurs Jardins de la Fontaine, ce bloc monumental est le seul fragment conservé d’une porte d’entrée antique monumentale.
Elle appartient à un ensemble de vestiges retrouvés à cette époque, constituant un sanctuaire romain. Celui-ci fut fondé sous Auguste et restauré au IIe siècle, sous Hadrien.

Aux sources de Nîmes
La Ville a choisi de placer cette pièce sur un axe central du musée, dans un espace visible de tous où peuvent être abordées toutes les époques de la vie de la cité, car le site de la source est le dénominateur commun du passé nîmois.

À vestige exceptionnel, restauration exceptionnelle
Depuis deux ans, le fragment du fronton et une colonne du sanctuaire font l’objet d’une restauration minutieuse, entre les mains des sculpteurs restaurateurs Benoît et Sandrine Coignard.
Pour reformer le fronton constitué de 18 morceaux et le placer dans une niche située à 15m de hauteur dans le futur musée, plusieurs opérations se sont avérées nécessaires : il fallait vérifier que l’on pouvait le reconstituer et s’assurer que sa charge (20 tonnes) serait supportée par son réceptacle. Pour cela, les 18 blocs ont été entièrement numérisés et modélisés par Benoît Coignard, puis reconstitués de manière virtuelle.
Tous les calculs sont vérifiés par une contre-expertise du CNRS et du bureau d’études de l’architecte du musée, Elizabeth de Portzamparc. Ils sont notamment éprouvés afin de correspondre aux normes sismiques en vigueur sur le territoire nîmois.


Une restauration minutieuse

La restauration proprement dite se déroule en plusieurs étapes : après avoir ôté par cryogénie les poussières et saletés accumulées par les siècles, le nettoyage est réalisé par micro-sablage, au moyen d’une poudre de verre ultra-fine (0,40 micron) ou de poudre de noyaux de pêche pour ôter les particules végétales.

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